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Voici un article intéressant, sur le problème du halètement que nous pouvons constater de temps à autre...
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Publié par : Colin Walker (Melbourne Bird Veterinary Clinic, Australie)

Anatomiquement parlant, le système respiratoire d'un oiseau a une certaine similitude avec l'homme en ce sens que l'air inhalé descend une trachée centrale qui s'ouvre ensuite dans un ensemble de poumons. Il y a, toutefois, plusieurs différences essentielles. Du point de vue de l'Evolution, le système respiratoire des oiseaux est plus primitif anatomiquement que le nôtre. Les oiseaux n'ont pas de diaphragme qui est la gaine de muscle qui sépare l'abdomen de le cage thoracique et qui se contracte créant ainsi une pression négative dans la cavité thoracique entraînant l'air à se précipiter de la trachée vers la poitrine. En outre, la capacité de l'appareil respiratoire à guérir après une infection ou une blessure chez les oiseaux est considérablement réduite. Une différence anatomique majeure est la présence de sacs aériens chez les oiseaux. Bien que considérées comme primitives, les voies respiratoires de l'oiseau ont des avantages fonctionnels étonnants. Les sacs aériens sont des ballons de tissu transparent qui s'ouvrent dans les poumons. Parce qu'ils occupent beaucoup d'espace à l'intérieur du corps, cela signifie qu'une grande partie de l'oiseau est rempli d'air et donc relativement léger, et ceci rend le vol plus facile. En raison de la nature du flux d'air à travers les sacs aériens, l'air frais peut pénétrer dans les poumons à la fois lors de l'inspiration et l'expiration, ce qui rend la livraison d'oxygène aux tissus très efficace. Cela fait partie de la raison pour laquelle les pigeons ont l'endurance et la vitesse qu'ils ont. L'Homme rapide peut parcourir 100 mètres en 10 secondes, tandis qu'un bon lévrier Greyhound peut courir 300 mètres en 16 secondes, mais par rapport à un pigeon, ils sont «coincés » en 3e. Les pigeons peuvent non seulement atteindre la plus grande vitesse du lévrier, mais aussi maintenir cette vitesse pendant des heures et des heures et, bien sûr, ils peuvent voler encore plus vite si le besoin s'en fait sentir.

En plus d'être impliqué dans la flottabilité et, indirectement, dans l'apport d'oxygène aux tissus, les sacs aériens font également partie intégrante du maintien de la température normale du corps et des niveaux liquidiens. Les oiseaux n'ont pas de glandes sudoripares et ne peuvent donc pas se rafraîchir par évaporation de l'humidité via la peau. Quand il sont chauds, la seule option métabolique pour se refroidir est d'évaporer l'humidité de la muqueuse des sacs aériens. C'est pourquoi, lorsque les pigeons deviennent chauds, ils commencent à haleter. L'augmentation résultante du mouvement de l'air dans les sacs aériens conduit à une augmentation de l'évaporation de l'humidité qui, à son tour, conduit à la perte de chaleur corporelle et au refroidissement.

Parce que cette méthode de refroidissement entraîne une perte d'humidité, il est essentiel que les pigeons aient accès à l'eau pour remplacer le liquide perdu, sinon les oiseaux commencent à se déshydrater.

Halètement et maladies

L'halètement, parfois, peut être intéressant pour les colombophiles car les oiseaux atteints d'une infection des voies respiratoires sont plus enclins à haleter. Comme indiqué, cependant, l'halètement n'est pas toujours un signe de mauvaise santé. Comme il est expliqué, halètement entraîne l'évaporation d'eau à partir de la muqueuse de l'appareil respiratoire, en particulier, au niveau des sacs aériens. Cette évaporation refroidit l'oiseau de la même manière qu'un climatiseur par évaporation et est, en fait, la seule façon pour les oiseaux de se rafraîchir en raison de leur absence de glandes sudoripares. C'est donc le mécanisme physiologique par lequel les oiseaux en bonne santé peuvent se rafraîchir.

Chez les oiseaux avec une inflammation des sacs aériens, l'humidité ne parvient pas à s'évaporer d'une manière efficace, ce qui aboutit à des niveaux incorrects de pertes d'humidité. Si trop d'humidité est perdue, ceci conduit à la déshydratation et rend les oiseaux assoiffés. Si le niveau d'humidité perdu via les sacs aériens est trop faible le refroidissement par évaporation ne peut se produire et les oiseaux sont en «surchauffe». Dans les deux cas le résultat est un halètement prolongé. C'est pourquoi les oiseaux avec des sacs aériens inflammés sont susceptibles de trop haleter. À plus long terme, l'interférence avec l'apport d'oxygène aux tissus ralentit le développement de la Forme de course et prédispose les oiseaux à des crampes musculaires. Un échec de ce mécanisme a donc un effet désastreux sur l'endurance de l'oiseau.

Halètement chez les pigeonneaux

Une préoccupation commune des amateurs qui contactent la clinique au cours des mois de Janvier, Février ou Mars (la période de post-sevrage en Australie) est que les pigeons sont haletant et hésitent à voler autour du colombier. Certes, les oiseaux qui ont une infection des voies respiratoires sont plus enclins à haleter mais, le plus souvent, au cours de cette période de l'année, le halètement est associée à d'autres facteurs.

Le temps à cette période est souvent chaud alors que les pigeons, encore jeunes, n'ont pas encore développé de forme réelle. En même temps, ils sont en mue, ce qui peut conduire à des efforts accrus lors du vol. L'halètement, cependant, peut alerter l'amateur sur la possibilité d'un problème respiratoire. Les sacs aériens inflammés ne fonctionnent pas et les pigeons essaient de compenser ce fonctionnement diminué en augmentant le débit d'air à travers les sacs aériens par le biais de l'halètement.

Toutefois, si l'halètement est associé à une inflammation des structures plus profondes des voies respiratoires (comme les sacs aériens ), il est habituel de trouver également des signes d'inflammation au niveau des structures des voies respiratoires supérieures (comme les sinus et la trachée). Les colombophiles peuvent s'attendre à voir des yeux larmoyants et rouges, un gonflement des sinus et un écoulement nasal. Si des signes compatibles avec une inflammation des voies respiratoires supérieures ne sont pas apparents, il est peu probable que tout halètement observé soit due à une inflammation des structures profondes telles que les sacs aériens. Ces signes sont donc des indicateurs plus fiables d'une infection respiratoire durant cette période.

Souvent, toutefois, les signes peut être très subtils, en particulier chez les jeunes un peu plus âgés où une immunité naturelle raisonnable peut être déjà établie. Tout ce qui peut être remarqué ici est une augmentation du niveau des halètements combinée à une diminution subtile du temps de vol chez une équipe qui volait bien. Chez ces jeunes plus âgés des éternuements, en particulier, sont une bonne indication de l'irritation de bas grade des sinus. Si une infection respiratoire est suspectée, une visite chez le vétérinaire et un bilan de santé sont indiqués.

Un bilan de santé consiste en un examen microscopique d'un frottis fécal et un lavage de jabot. Les frottis fécaux sont examinés pour mettre en évidence des parasites. Les vers et les coccidies puisent de l'énergie au pigeon et, non seulement, compromettent le développement à long terme, mais à court terme entrainent une diminution de la tolérance à l'exercice et prédisposent les oiseaux à haleter. Le lavage de jabot est examiné à la recherche de chancre humide et d'hétérophiles. Les Hétérophiles sont des globules blancs qui desquament dans la gorge à partir des parois inflammées des sinus et de la trachée lorsqu'une inflammation est présente. Leur apparition est donc un bon indicateur de l'infection des voies respiratoires.

Souvent, cependant, si l'infection des voies respiratoires est diagnostiquée à ce moment elle ne doit pas être traitée. Les causes habituelles de l'infection des voies respiratoires sont les chlamydia et les mycoplasmes. Les jeunes oiseaux doivent être exposés à ces organismes pour développer une forte immunité naturelle propre. Tout programme de traitement doit viser à l'élaboration d'une forte immunité naturelle avant le début de la saison des courses de sorte que les oiseaux soient capables de tolérer des niveaux élevés de stress et d'exposition aux maladies une fois les concours débutés. Le traitement des oiseaux dans la période du post-sevrage les tient certainement en bonne santé, mais ne permet pas l'exposition à la maladie qui est nécessaire pour stimuler le développement d'une forte immunité naturelle. Si une légère infection des voies respiratoires est détectée, alors toute maladie parasitaire détectée lors de l'examen de santé est traitée et cela, associé à de bons soins et le maintien d'un colombier propre et sec, se traduit souvent par le fait que les oiseaux développent une réponse immunitaire et redeviennent à nouveau bien. Ce niveau peu élevé d'exposition à la maladie agit comme une mini vaccination et aide à développer un bon niveau d'immunité naturelle. L'infection respiratoire n'est traitée directement que si elle avance à un stade où elle va compromettre le développement de l'oiseau.

Il ne faut pas oublier, cependant, que la plupart des halètements chez les jeunes oiseaux sont associés à la mue, à des conditions météorologiques chaudes ou à un manque de remise en forme, plutôt qu'à une maladie respiratoire.

Si les pigeons sont en surpoids ou à un stade difficile de leur mue cela peut être déterminée par la manipulation. Exercer les oiseaux à une période fraîche de la journée permettra à un amateur de déterminer si l'halètement est liée à la chaleur.

Halètement et Exercice aérobique

Les oiseaux en santé qui sont obligés de voler durement pendant une courte période de temps vont haleter. Ils le font pour compenser le déficit en oxygène créée par l'accroissement d'activité, de la même manière qu'un coureur de marathon halètera pour une courte période de temps s'il était contraint à sprinter.

Nous le voyons dans les colombiers où les pigeons subissent des attaques répétées de faucons. Les oiseaux dans de telles situations sont souvent réticents à quitter le colombier, mais quand ils sont forcés de le faire souvent ils volent en cercles serrés autour du colombier, étant réticents à s'éloigner au cas où ils seraient surpris par un faucon en dehors de leur colombier.

Dans la plupart des Etats australiens, les mois de Février à Mai sont les mois où l'activité des éperviers et des faucons est la plus élevée. La crainte qui s'établit dans certaines équipes est évidemment très élevée parce que certains continueront à voler prudemment même lorsque les apparitions de faucons baisseront, presque comme si ce comportement était devenu une habitude. Souvent, la seule réponse est de lâcher à courte distance les pigeons pendant 7 à 10 jours. Cela rompt l'habitude en renforçant la confiance des oiseaux tout en leur donnant en même temps un exercice adéquat.

Après une période d'exercice, il peut y avoir des pigeons qui halètent de façon isolée. Ce sont des pigeons qui généralement ,pour une raison ou une autre, ont du mal à suivre les autres. Ils doivent être examinés à la recherche de signes de blessure ou de maladie. J'ai toujours pensé que l'halètement chez quelques oiseaux une fois que l'équipe se pose après un lâcher d'entrainement était un bon signe. Cela signifie souvent que l'équipe dans son ensemble est bonne et est heureuse de pousser aussi fort que possible pour rentrer à la maison. Pour ces oiseaux les lâchers améliorent leur condition physique. Les quelques pigeons qui ne sont «pas tout à fait bien» ont du mal à les suivre. Ces oiseaux doivent être examiner afin de s'assurer qu'il n'y a pas de problème de maladie sous-jacente. Les pigeons en santé, mais pas en condition, vont se remettre rapidement par eux-mêmes et leurs fientes resteront normales. Entrainer des oiseaux en mauvaise santé tend à exacerber leur maladie. Cela signifie que leur récupération du lâcher d'entrainement se prolongera et leurs excréments peuvent virer au vert ou vert et aqueux.

Les muscles des oiseaux qui sont en bonne santé mais qui ont travaillé au-delà de leur capacité de remise en forme ou les oiseaux forcés de travailler en mauvaise santé ont tendance à devenir bleuâtres et leur tension augmente en raison des crampes.

Halètement pendant les courses

Parce que halètement est la façon naturelle pour le pigeon sain de se refroidir, des halètements seront observés chez les oiseaux pendant la saison des courses quand ils ont chauds. Cela signifie que les oiseaux sains qui sont exercés lors de journées chaudes seront haletants. De même, il est possible de voir des oiseaux haletant alors qu'ils se reposent au colombier pendant les chaleurs de l'été. Toutefois, si au cours de la saison de compétition une équipe qui va bien se met tout à coup à haleter, ce peut être l'indication d'une infection respiratoire. Cela est particulièrement vrai si l'augmentation soudaine du nombre des haletants est accompagné par une réticence à voler ou d'autres signes d'inflammation des voies respiratoires, tels que des éternuements. Lorsque les courses ont commencé les oiseaux sont plus âgés leur immunité naturelle est déjà assez élevé. En conséquence, leur réponse à la maladie est considérablement modifiée. Cela signifie qu'il est rare de voir des signes évidents d'infection des voies respiratoires comme un «œil froid» ou des caroncules sales. Souvent, tout ce qui sera remarqué seront des signes vagues d'inflammation des voies respiratoires comme les éternuements et le halètement. Une réticence soudaine à voler couplée avec des éternuements et un halètement impose un contrôle sanitaire vétérinaire.

L'atmosphère dans un camion transporteur de pigeons offre un défi particulier. Les pigeons ont une température corporelle élevée (40,7 ° C) par rapport à la nôtre. Avec un grand nombre de pigeons confinés dans une zone relativement petite d'un panier de course, une grande quantité de chaleur peut être produite même lors d'une journée froide. Si les oiseaux deviennent chauds, ils halètent.

Dans un camion bien ventilé où les oiseaux ont de l'eau a disposition ce n'est pas nécessairement un problème. Toutefois, si le camion n'est pas bien aéré, l'humidité qui s'évapore des sacs aériens des pigeons crée un environnement humide. Comme l'humidité commence à monter, de moins en moins d'humidité peut s'évaporer de la surface des sacs aériens avec comme résultat que le pigeon perd progressivement la seule capacité qu'il a de se tenir au frais. Le pigeon commence donc à surchauffer. A moins que le pigeon ait facilement accès à l'eau cela va rapidement s'accompagner de déshydratation. Des expériences ont montré qu'à 25 ° C, les pigeons se déshydratent de 5% en seulement 24 heures s' ils sont privés d'eau. De même, des expériences ont montré que s'ils ont accès à l'eau aucune déshydratation ne se produit même à des températures élevées. Dans un transport qui est mal ventilé ou lorsque les oiseaux n'ont pas un accès facile à l'eau, le résultat peut être une surchauffe, et un pigeon déshydraté au moment du lâcher. Chez les oiseaux lâchés dans cet état on peut s'attendre à une mauvaise orientation et une fatigue prématurée. Il est donc essentiel que les camions de transports soient bien ventilés et approvisionnés en eau pour chaque course.

Articles précédents...

L’élevage :
Nous sommes actuellement en période d’élevage, évidemment que la santé est à la base d'un bon élevage, tout le monde sait cela. Mais penser la performance de son élevage avec ses voyageurs ou ses reproducteurs, c’est une autre question…

On parle de qualités à croiser, de consanguinité, d’élevage en ligne, ... la génétique est une science aléatoire. Le nombre de gènes que possède le pigeon, laisse à penser que le hasard mène la dance, et pourtant de nombreuses théories et expériences ont pour but de concentrer les bons gènes… dans ce domaine, il ne faut pas faire n’importe quoi, ou la chance nous abandonnera un jour ou l’autre.
Voici une série de liens intéressants à parcourir.

Le site suivant est une introduction à la consanguinité, il permet de comprendre la complexité. Les lois de Mendel sont connues et discutées dans notre sport car semblent plus "qualitatives" (couleur, gabarit, …) que "quantitatives" (sens de l'orientation, intelligence, ...) mais elles méritent d’être connues. Darwin, son contemporain, s’est plutôt penché sur l’influence du milieu d’existence sur l’évolution d’une même espèce… Ces deux thèses montrent la complexité du sujet.
http://messager.meldois.pagesperso-orange.fr/Bio/mendel.htm

l’article suivant illustre un point de vue complémentaire…
http://colombophilie.over-blog.com/article-mon-opinion-sur-la-consanguin...

Voici une tentative de rationalisation sur la consanguinité pour l’élevage…
http://eltorro111015387.skyrock.com/2820071084-Consanguinite-en-colombop...
(Pour lire les pages suivantes, cliquer sur page suivante tout en bas de la page)

Un article plus pratique…
http://www.star-pigeons.com/veto/stosskopf_004.La%20consanguinit%C3%A9.htm

Le lien qui suit est certainement le plus complet pour traiter de l’élevage et de la reproduction. Ces articles à « piquer » viennent du site de Martial Maindrelle qui relate la grande expérience de Steven van Breemen, un énorme champion Hollandais. Sur ses conseils, vous pourrez aller jusqu’à bâtir votre propre souche! Je vous invite à vous y abonner…
http://colombophilie.over-blog.com/tag/Articles%20Van%20Breemen/

Bonne lecture.

 

 

     

 

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